Les patates philosophes…

 

Les patates philosophes…

C’est en dégermant le reste des pommes de terre “Charlotte” de la récolte 2019 que j’ai eu ces pensées hautement philosophiques…

 

 

En effet quel fossé entre le consommateur lambda qui achète des patates en toutes saisons sans se poser aucune question et le résistant, complotiste-jardinier résilient…

Pour le premier, acheter ses patates est quasiment un dû ! Il paye, il prend, point à la ligne. Que les dites patates viennent de France ou d’Argentine, il n’en a rien à faire ! L’irresponsabilité et la dépendance sont totales.

Pour le deuxième, Il sait comment ses patates ont poussé, il en mesure tout le caractère précieux par le labeur que celles-ci ont nécessité. Il va les surveiller, les placer à l’abri des rongeurs, de l’humidité excessive, les dégermer régulièrement… Pour enfin terminer son petit stock vers le mois de Juin/Juillet, avant la nouvelle récolte de Septembre, si tout va bien…

Inconscience totale dans un cas, conscience de ses actes dans l’autre.

Deux visions du monde. Deux modes de vie…

Seul le deuxième est porteur de sens et de bonheur à mon avis: C’est en étant acteur de sa vie et non en suivant le chemin tracé par d’autres que la vie acquiert une dimension de profondeur et cesse d’être routine mécanique et zombifiante.

Toute l’architecture de la société consumériste repose sur cette démission des personnes à déléguer tous les aspects de leur vie à des structures qui décident pour elles ensuite des grandes orientations de leur existence…

Autrement dit très simplement: L’esclavage (feutré !) ou la liberté !

 

 

 

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