Enfin des nouvelles !

Et oui, enfin des nouvelles, chers amis…

 

Le tourbillon de cet été est passé pour moi en un clin d’oeil tant les choses se sont précipitées avec la vente de la propriété de Bourgogne. Y résidant depuis 25 ans, j’ai eu le temps d’y amasser un bazar phénoménal: Entre les livres (une bonne vingtaine de cartons et caisses), différents outils pour pouvoir toucher un peu à tous les domaines indispensables, les trouvailles et autres pépites (étant un peu brocanteur sur les bords), et enfin le mobilier ancien venant de famille pour beaucoup ou chiné au fil du temps, c’est considérable et je n’ai même pas terminé !

Deux camions de location et une noria de transbordements avec mon brave Transit et une remorque plateau acquise sur le Bon Coin, n’en sont pas encore venu à bout.

 

C’est en bonne voie malgré tout. Voici un petit exemple du bric à brac :

 

 

Ma super-remorque que j’ai réhaussée avec des planches de 27 et dotée d’une bâche:

 

 

Un déchargement parmi d’autres:

 

 

Route déviée et passage obligé par le Pas de Peyrol (1583 m) au pied du Puy Mary !

 

enfin des nouvelles !

 

Déchargement d’une partie de la récolte de patates 2026, faite encore en Bourgogne (Une petite centaine de kilos malgré leur « canicule » provoquée et leur « Dôme de chaleur »)

 

 

La région de la nouvelle base

 

Fort bien, mais qu’en est-il de la nouvelle base de survie ? Et bien, après moult recherches (Dordogne, Corrèze, Cantal surtout), notre choix s’est porté sur le Nord de l’Aveyron, limitrophe Cantal. Climat moins rude que le Cantal, moins brumeux que la Dordogne et plus lumineux que la Corrèze.

Eloignement des grands centres urbain destructurés et belle pérennité de l’habitat traditionnel, équilibre paysager entre prairies vallonées et pentes boisées sauvages, font de ces contrées de l’antique Rouergue un lieu des plus attachants. L’altitude moyenne (environ 500 m) et l’exposition Sud du lieu évitent les brumes persistantes, les froids excessifs, ainsi que les maigres heures d’ensoleillement hivernales courantes dans les zones de reliefs prononcés. D’autres part la proximité de gros bourgs assez vivants et à la belle conservation architecturale est très plaisante.

Voici quelques vues de ce joli coin ayant gardé l’aspect traditionnel de la France paysanne et rurale de mon enfance:

 

 

 

enfin des nouvelles !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lieu lui-même

 

C’est une très ancienne ferme en granit couverte de ses lauzes de schiste avec ses dépendances dont la partie la plus récente date de 1830 (Habitations, grange/étable, four à pain, chai et cave pour le vin, sécadou pour faire sécher les châtaignes, abondantes ici). Une prairie orientée sud-ouest d’environ un hectare et un jardin/verger de 3000 m2 environ entoure la ferme. La forêt de châtaigniers débute à 100 m et surplombe elle-même les belles gorges de la Truyère (photo ci-dessus).

L’eau est pour l’instant communale (projet de récupération de l’eau de pluie avec environ 600 m2 de toitures, voire forage au besoin ?).

L’électricité y arrive mais l’installation date de Mathusalem (Une seule prise électrique en tout et pour tout !). Est-il besoin de préciser qu’il n’y a ni toilettes, ni sanitaires d’aucunes sortes, ahahah 😉 ??

 

 

 

enfin des nouvelles !

 

 

 

 

 

 

L’intérieur

 

Passons à l’intérieur et vous allez voir que je suis sans doute fou à lier d’entreprendre un tel chantier à mon grand âge :)… N’oublions jamais, en effet, comme le disait Lao-Tseu que « les vieux fous sont plus fous que les jeunes (fous). »

 

 

 

enfin des nouvelles !

 

 

 

 

Cependant je suis très fier du formidable début d’embryon de commencement de mise en route de l’amorce d’un zeste d’organisation tout à fait remarquable après une petite semaine passée sur place !

Jugez-en par vous-même !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici donc en raccourci toute « l’affaire » !

 

Les étapes suivantes

 

Les parties intérieures

 

A présent je vais vous dire brièvement quelles seront les étapes successives de la remise à flot de ce magnifique navire échoué sur le flanc ensoleillé de sa colline.

J’y reviendrai au fur et à mesure des temps forts de l’aventure bien évidemment. J’avais réfléchi un temps à la pertinence de vous raconter tout cela en vidéos comme tout le monde aujourd’hui …

 

Cependant :

 

1/ Je n’ai décidemment aucune envie de me mettre en avant, étant de nature plutôt discrète et contemplative. Ces « Youtubeurres » et leurs egos forcenés, me les brisent menu à force de recherche d’originalité et de mise en avant à tout prix ! Autant de petits gourous et « experts » auto-proclamés qui pullulent sur le fromage de la déréliction d’une époque amnésique… Non merci. Par contre j’avoue bien volontiers que certains ont malgré tout une réelle valeur, je ne le nie pas, mais ils sont plutôt rares.

De plus, réaliser des vidéos, les monter, les préparer, les sonoriser de façon satisfaisante et les mettre en ligne, suppose un temps fou à y consacrer. Je n’en n’ai nullement envie !

 

2/ Par contre j’aime bien le format de l’écriture, dans la tradition du carnet de voyage, avec quelques illustrations qui laissent l’esprit imaginer. Je m’y sens à l’aise et j’y passe un temps plaisant et raisonnable.

De plus l’écrit attire des personnes qui aiment lire, donc des personnes qui conservent le goût d’un certain effort.

Lire et actif. Regarder des vidéos est passif.

3/ Peu importe donc le nombre de personnes qui me lisent. Je ne cherche ni reconnaissance particulière, ni profit. Je sais qu’il y a quelques lecteurs fidèles qui apprécient et que j’apprécie ! (z’et lectrices bien sûr, veuillez me pardonner Mesdames, mais je ne suis pas non plus un chantre de l' »écriture inclusive ». Je m’en tiens au respect de ma langue maternelle: Le français.)

Mon simple but ici est de susciter l’envie chez mon lecteur (même remarque !) de sortir activement du moule, de sortir du panier de crabes délétère de la normalisation des esprits et des corps:

En fait, de renouer avec un minimum de civilisation: La nôtre, celle du bon sens paysan ! Ni sous-culture Yankee, ni rabotage consumériste des têtes et artificialisation du monde, ni « valeurs de la république », ni billevesées gaucho-mondialistes. Juste retrouver notre être commun, notre tronc gallo-helleno chrétien des terres de la France d’avant, car il nous appartient de faire en sorte que cet être commun soit aussi celui de la France d’après !

 

 

Cela commence par le fait de se prendre en mains, par le fait de sortir de la passivité: La culture concrète de notre subsistance dans l’humus de notre jardin et de nos champs est le premier pas de l’émancipation, mais ne s’arrête pas là car cette culture-là n’est que le socle de la Culture de notre peuple, cette haute culture enracinée et millénaire contre laquelle les pouvoirs de l’argent-roi  font tant d’efforts pour pour nous l’arracher.

Leur projet: Faire de nous les moutons-contribuables amnésiques, soumis et passifs que nous sommes devenus.

Ma démarche d’inciter à « vivre à la campagne » est avant tout l’incitation d’une quête de l’autonomie vivrière ET spirituelle.

Le but est la Résistance à cet ordre marchand.

Sous une forme ou sous une autre, je sème donc des petits cailloux blancs. 

…Les suit et les ramasse qui veut 😉

 

Ceci étant précisé, revenons à notre propos premier.

Le plus gros « morceau » sera la toiture. Si l’état de celle de la grange, du préau du four à pain et du sécadou, est correct, celui de la maison d’habitation en revanche nécessite réfection totale, charpente et couverture. La couverture étant composée de lauzes de schiste, je vais recourir à un professionnel car c’est un métier, voire un art. Donc charpentier et lauzier seront sollicités en temps voulu. Pour tout le reste je compte bien m’en occuper, tranquillement et à mon rythme.

Les urgences, hormis la toiture sont:

 

* Changement des fenêtres qui tombent en morceaux par des châssis ouvrant en double vitrage.

 

* Création de la cuisine et de sanitaires. La cuisine sera simple, chaleureuse et paysanne. Au diable les cuisines « modernes », d’une tristesse et d’une froideur abominable ! Pour ce qui est des sanitaires, deux salles de bain sont prévues: une pour les hôtes des roulottes en belle saison (voir prochain article sur le sujet), et une privée. Des toilettes sèches que je souhaite exemplaires en terme d’hygiène et de propreté, seront de mise: Assez de ces gaspillages d’eau potable ridicules, véritable invention d’enfants gâtés des villes. Compostage et tranchées d’infiltration suivant ce qui est propre à ce modèle d’épuration par la nature; Au diable le fosses septiques et autres mijotis puants !

 

 * Installation d’une bonne cuisinière à bois comme mode de chauffage (et cuisson en hiver) du rez-de-chaussée. Petits convecteurs électriques à usage très ponctuel dans les chambres et bureau à l’étage. Couettes en duvet d’oie extrêmement chaudes étant de mise en hiver !

 

* Remplacement des planchers du rez-de chaussée, complètement fichus, par de beaux planchers en chêne sur lambourdes isolées du sol.

 

* Rafraichissement de tous les intérieurs sans tout casser: Lessivage et reprises d’enduit ponctuels puis badigeon de chaux sur les murs. Isolation des plafonds entre poutres avec enduit plâtré et chaulé.

 

Voila pour l’essentiel, car le plus important se situe dehors !

 

Les plantations

 

Outre le potager sur 300 ou 400 m2 qui débutera ce printemps, je souhaite replanter un verger de pommiers, poiriers et pruniers. Un cerisier étant sur place ainsi que plusieurs noyers, sans parler des châtaigniers abondants partout ici. J’aimerais aussi pêchers et abricotiers mais à voir… Petits fruits bien sûr car terrain humifère : framboisiers, fraisiers, peut-être kiwis et kiwais, à voir. Il y a déjà une immense treille de raisin blanc de variété inconnue (raisin pour le vin car tout le secteur était connu pour le vin par ici. Si Dieu me prête vie peut-être replanter un petit quart d’hectare … Il y a encore ici le chai avec son cuvage, son pressoir et ses barriques 🙂

 

 

Les poules ne seront certes pas oubliées !

Autres idées en gestation …..

 

Voici donc la présentation succincte que je vous devais chers amis lecteurs depuis plusieurs semaines… C’est chose faite.  J’espère que vous serez indulgents pour cet immense retard.

Vos commentaires seront, comme toujours les bienvenus !

 

 

 

 

 

 

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Eric

BPA Apiculture / BP Maçonnerie / BP Taille de pierre

Qui suis-je ? N’étant pas là pour vous vendre de la poudre à Perlimpinpin ou le dernier gadget High tech, je souhaite en réalité apporter un très modeste témoignage. Témoignage qu’une autre vie, plus simple et humaine existait avant ce monde de fous en pleine bouffée délirante de toxi-technologie... Je m’appelle Eric et je suis né en 1955 dans la ville minière de Saint Etienne, au pied du Mont Pilat couronné de vaches au temps des derniers paysans (Clin d’oeil à notre cher Marcel Pagnol)... La suite est un peu partout sur le blog.

431 articles publiésSpécialités : Restauration du bâti ancien. Jardinage et pratiques vivrières.

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