(re)Vivre à la campagne !

La nature en hiver.

 

 

La nature en hiver

 

Vivre à la campagne, près de la nature en hiver, c’est se mettre à l’écoute.

C’est retrouver des racines, mais aussi comme les feuilles des arbres, des antennes d’une vie plus fine et plus vivante.

Or l’hiver, cette vie des feuilles s’évanouit à la surface pour redescendre dans les racines qui deviennent à leur tour comme  antennes tournées vers la profondeur.

Après l’activité de la saison d’été et  son exubérance, c’est l’occasion nous aussi de cultiver un certain retrait, une descente dans les replis de notre conscience, pour se mettre à l’écoute de ce que la terre nous chuchote.

Quand je parle de la terre ici, je pense à un double aspect : D’une part celui de la terre sauvage aux forces indomptées, plus couramment appelé: la nature.

C’est celui qui est à la mode chez bon nombre de citadins. Cette terre-là les fascine, mais ils sont souvent hélas devenus amnésiques à la lecture d’un autre niveau:

C’est de celui-ci dont je veux vous parler ici:  Plus profond, plus spirituel.

Car la terre, c’est aussi la terre des ancêtres. La terre chargée d’Histoire, avec un grand H, mais aussi d’histoires plus petites: celles de la foule immense de nos humbles aïeux qui ont façonné cette si belle terre de France.

Tous les peuples de la terre ont « leur » terre, cette doublure spirituelle de la terre au sens platement géographique:

Tout ce qui participe des racines, des us et coutumes, de la culture.. Bref, tout ce qui fait qu’un peuple est un Peuple, différent d’un autre, avec sa longue mémoire et sa beauté unique.

On parle souvent, à juste titre, de la défense des « peuples premiers »… Mais … Et le nôtre ? Ne mériterait-il pas aussi d’être pris en considération ?

Les Occidentaux en général et les Français en particulier, sont trop souvent pleins d’ignorance d’abord, de mépris ensuite, envers ce qui faisait la vie de leurs lointains ancêtres ! Il en parlent avec supériorité et condescendance.

Ne leur a-t-on pas expliqué à l’école de la république qu’avant la « révolution française », il n’y avait rien, que c’était le règne des ténèbres de la religion, de l’horrible arbitraire royal, de la misère pour le peuple et de la grande vie pour les privilégiés. Heures sombres, obscurantisme religieux, épidémies, guerres, misère …

Nous avons intériorisé ces assertions, souvent sans les remettre moindrement en doute.

Mais au fait … Vous êtes-vous déjà demandé si elles correspondent bien à l’Histoire réelle ?

Et si, par le plus grand des hasards, la république n’aurait pas volontairement confondu un tant soit peu programmes d’Histoire et propagande pour le nouveau régime issu de son coup d’état sanglant de 1789 ?

Car personne ne me fera plus croire que la terre qui a vu l’édification d’admirables villes et villages, églises, cathédrales et châteaux fut une terre de barbares ignares et loqueteux !

Un peuple affamé et misérable aurait-il jamais créé tant de magnificence ?

Enluminures, vitraux, sculptures, architecture, même paysanne, même la plus humble, musiques, danses et chants, écrits et poèmes d’une infinie richesse, tous ces joyaux ont fleuri sur la terre de France sans attendre cette « aube nouvelle » qu’aurait été « la révolution française » !

Telles sont nos racines: Elles vont si loin dans l’épaisseur du passé.

En bons jardiniers, ne devrions-nous pas en explorer toutes les richesses et en prendre un soin immense ?

Pas par stupide vénération de celles-ci, mais plutôt pour la promesse de jeunes pousses, pleines de vigueur qu’elles portent en elles.

Or si souvent notre méconnaissance de ce patrimoine est totale. Un grand nombre de nos contemporains n’en a aucune notion. C’est triste car c’est l’âme-même de notre terre que nous sommes en train d’oublier, de perdre irrémédiablement dans le tourbillon stérile d’un matérialisme aride et mondialisé.

Profitons donc de la contemplation de la nature en hiver. Que son dépouillement soit un enrichissement et son silence, un émerveillement: Celui de retrouver une parcelle de l’âme de nos aïeux.

Quelques beaux vers méditatifs d’Alfred de Vigny pour conclure 😉

La neige.

Qu’il est doux, qu’il est doux d’écouter des histoires,
Des histoires du temps passé,
Quand les branches d’arbres sont noires,
Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé !
Quand seul dans un ciel pâle un peuplier s’élance,
Quand sous le manteau blanc qui vient de le cacher
L’immobile corbeau sur l’arbre se balance,
Comme la girouette au bout du long clocher !

 

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