Traitement D8 au jardin

Traitement D8 au jardin.

Traitement D8 au jardin ?

Depuis que le jardin a été changé de place il y a maintenant deux hivers et que j’ai procédé à des apports massifs de bon fumier de vache en provenance d’un élevage proche, la végétation est absolument magnifique.

Seule ombre au tableau: Une infestation de campagnols qui, pour l’instant semble-t-il, n’ont pas vraiment ouvert les hostilités… que je redoute pour l’avenir des jeunes carottes bien tendres en particulier, mais pas seulement !

Il est vrai que je suis déjà passé à l’action devant la multiplication alarmante des petites buttes de terre remuée (non, ce ne sont pas des taupes !) il y a environ 15 jours.

J’avais, il y a très longtemps, et dans la même situation, procédé de la sorte avec grand succès…

Traitement D8 au jardin ? De quoi s’agit-il ?

Très simple, cependant ceci n’est pas pour des esprits UNIQUEMENT cartésiens et réclame une ouverture vers des domaines encore très peu explorés.

Je m’explique: Vous connaissez certainement l’homéopathie et peut-être l’utilisez-vous vous-même. Eh bien le principe ici est identique: Il s’agit d’utiliser en dilution centésimale (1% de matière et 99 % d’eau) le corps physique du parasite, du ravageur, etc…

Je suppose que vous êtes au fait du mode d’action de l’homéopathie. Si ce n’est pas le cas, prenez vos renseignements sur cette méthode de soin, efficace même en soin vétérinaire (On ne peut pas dire que l’animal est sujet à l’effet placebo !)

En l’occurrence ici, il s’agit de réaliser un traitement en huitième dilution centésimale, appelée D8 ou traitement D8 au jardin

Le procédé consiste à partir de quelques exemplaires de campagnols piégés et incinérés, de les broyer en cendres très fines à l’aide d’un pilon et d’un mortier.

1 gramme de ces cendres sera ajouté à 99 grammes d’eau (distillée si possible) et agité manuellement ou mécaniquement pendant un temps déterminé. Ce qui donnera une première dilution (ou D1). De même, on prendra 1 gramme de cette D1 et on ajoutera 99 gramme d’eau. On agitera le mélange de la même façon (cette opération s’appelle “dynamisation”).

Procéder de la sorte jusqu’à la D6 que l’on peut conserver dans un flacon comme base et au frais pour un usage ultérieur.

Traitement D8 au jardin

A partir de la D6, on procédera encore une fois à la même opération pour réaliser une D7. C’est à partir de cette D7 que l’on va préparer le traitement en D8 de la façon suivante:

Prendre un récipient contenant une quinzaine de litres (lessiveuse, fut, tonneau, etc). Y verser le litre complet de D7 obtenu lors de la précédente opération et y ajouter 9 litres d’eau (de source, de puit ou de pluie de préférence).

Avec un bâton au bout duquel on aura fixé à l’aide d’une ficelle quelques rameaux souples de n’importe quel arbuste, il va s’agir de créer un tourbillon dans ce liquide en lui imprimant un mouvement de rotation rapide, un peu comme si vous tourniez une sauce dans une casserole, mais beaucoup plus rapidement. Ce mouvement vif doit créer dans l’eau un genre de tourbillon ou vortex. La cadence doit être de 5 minutes environ dans un sens de rotation, puis l’on interrompt brusquement ce mouvement avec le bâton et l’on inverse alors vivement le sens de rotation. Cela pendant une bonne vingtaine de minutes.

Notre D8 est alors dynamisée et prête à être pulvérisée autour de la zone à traiter à l’aide d’un pulvérisateur à dos, ou, à défaut simplement projetée par aspersion à l’aide d’un bouquet improvisé de jeunes rameaux (noisetier, frêne, etc…)

J’ai parfois entendu les Anciens parler de traitements de parasites, maladies ou ravageurs par des “poivres”, nom qu’ils donnaient aux cendres finement broyées des dits ravageurs, justement, épandus sur les cultures touchées ! A la suite des travaux d’Hahnemann, on peut penser que les dilutions et “dynamisations” successives réalisées à partir de ces substrats physiques, gagnent encore en efficacité !

Evidemment, ce n’est ni Monsanto ni Big Pharma qui vont vous donner des conseils à ce sujet !

Par contre, tous les ouvrages traitant de la Biodynamie peuvent être consultés avec grand profit. Parmi ceux-ci:

“Fécondité de la terre” de E. Pfeiffer aux Editions Triades

A vous de faire vos essais …. et merci pour d’éventuels retours d’expérience, ça m’intéresse 😉

Quelques photos du jardin en Juin:

Toujours aussi productifs et délicieux: Les pois “Mangetout”

 

Petites Batavias “Rouges Grenobloises” et oignons rouges

 

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