Travaux sur le bief du moulin.

 

Travaux sur le bief du moulin:

Comme je vous l’ai déjà dit, j’habite avec ma compagne, un très vieux moulin à eau.

 

 

 

J’aime beaucoup cet endroit niché entre des milliers d’hectares de forêt et la rivière qui serpente en fond de vallée.
Les étés y sont agréables, verdoyants et jamais trop chauds en raison de la présence d’arbres et d’eau.

 

 

Pour le jardin c’est idéal puisque l’eau du bief, tiédie au soleil, permet un arrosage gratuit…

C’est le paradis des truites, des perches et des brochets, et aussi celui des hérons qui font une rude concurrence aux humains que nous sommes… Tout cela est très agréable, cependant c’est aussi beaucoup d’entretien et de soucis car la vase se dépose partout, le matériel rouille et doit être renouvelé, les maçonneries se détériorent, etc…

 

Profitant du niveau bas de la rivière actuellement, j’ai décidé, avec l’aide de mon excellent voisin, de rénover l’empellement au niveau de l’entrée d’eau du bief.
Il s’agit de quatre pelles (ou vannes) en gros plateaux de chêne enserrés dans un cadre métalique, le tout monté sur crémaillères et permettant de réguler l’entrée de l’eau dans le bief d’amenée du moulin.

Les plateaux de chêne, après plus de quarante ans dans l’eau, étaient arrivés à s’user de façon terrible, permettant ainsi à l’eau d’entrer en force même avec l’empellement fermé ! Ce qui évidemment en cas de crûe de la rivière occasionnerait des inondations très proches de mes bâtiments…

 

 

 

Donc, nous avons ôté les grosses goupilles solidarisant la crémaillère et le corps de la vanne elle-même et grâce à la mini-pelleteuse à chenilles de mon voisin, retiré lesdites pelles hors du bief (une grosse centaine de kilo/pelle, ouf !).
Ramenées à l’atelier, celles-ci ont été démontées: grattage et meulage de la rouille sur l’encadrement métallique, passage à l’antirouille (d’un magnifique vert-pomme… Un vieux stock !) changement des plateaux de chêne anciens complètement vermoulus par des nouveaux tout beaux de 4 cms d’épaisseur.

 

 

 

Après quoi nous remonterons les pelles “neuves” à leurs emplacements respectifs, non sans avoir au préalable effectué moult retouches sur les bâtis en béton armé, dégradés eux aussi par le temps…

 

Le résultat d’un dur labeur… Ou “Faire du neuf avec du vieux !”

 

Comme vous le voyez, on ne s’ennuie jamais à la campagne cet il y a toujours des choses sans cesse renouvelées à faire, et c’est bien ce qui est plaisant ! Nos anciens paysans étaient tour à tour maçons, charpentiers, couvreurs, défricheurs, bûcherons, réparateurs de leurs outils, etc…

C’est toujours une belle occasion d’apprendre, d’aguerrir ses savoir-faire, sans oublier de vider quelques bonnes mousses et de blaguer avec ses voisins, qui deviennent, par l’échange de coups de mains réguliers, d’excellents et fidèles amis !

Voici par exemple le muret de pierres sèches pour lequel j’ai aidé il y a deux semaines Patrick, mon voisin venu aujourd’hui: Il était enchanté de mon coup de main, comme je le suis aujourd’hui du sien !

Re-tisser nos liens et solidarités avec nos voisins proches est une des meilleures façons de nous mettre en résilience dans ce système de plus en plus aléatoire… 

 

 

 

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