Chronique de Novembre au jardin

C’est Novembre pour de bon !

Le thermomètre reste encore un peu à quelques degrés au dessus de zéro et il est plus que temps de rentrer les dernières récoltes tardives…

Nous avions encore laissé en terre les carottes, les betteraves rouges et les poireaux, les laissant encore profiter un peu de l’arrière-saison assez clémente, mais il est temps de les rentrer en silo à présent à l’abri du gel et des appétits des petits rongeurs de l’hiver… Ceux-ci n’hésitant pas à prélever leur part si l’on n’y prenait garde !

La terre, libérée de ses dernières récoltes va se reposer à présent non sans avoir été copieusement engraissée de bon fumier de bovin et recouverte soit de paille, soit de bâches. Cette précaution va permettre aux vers de terre de remonter et de transformer cette bonne matière organique en belle terre riche en humus dès le retour du printemps.

Il suffira alors de l’aérer et de l’ouvrir à la lumière nouvelle d’un simple coup de “Grelinette”, ce petit instrument aussi simple que génial …

Les carottes et les betteraves contribueront aux salades de crudités rapées dont nous nous régalons tout l’hiver.

Les petites chicorées “Pain de sucre”, craquantes et agréablement  amères, transplantées le mois dernier et qui ne craignent pas trop le gel, seront également les bienvenues durant ces mois de froidure.

La nouvelle serre est également bien pourvue de jeunes laitues d’hiver de variété “de Bourgogne” et relativement résistantes au froid (c’est un essai cette année, et nous testons …)

Demain, c’est sans doute la neige … Mais le jardin sera à jour et le jardinier pourra prendre un certain repos, tout relatif d’ailleurs puisque d’autres travaux seront au programme en vue de préparer le printemps (semis en caissettes, recoltes et tri des graines diverses, compostage, réparation de l’outillage, taille des haies et des fruitiers, etc …)

Vus de la ville, ces travaux peuvent passer pour des corvées pénibles, sans intérêt et complètement dépassés à l’époque du travail mécanisé et industriel de la terre  ….

A la vérité, rien n’est plus erroné pour “l’archéo-futuriste” qui se réjouit de son indépendance alimentaire, de régale de ses produits savoureux, et de plus, entretient la souplesse et la vigueur de son corps par la plus saine des activités qui soit !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.